23.06.2008

L'An 01 : On arrête tout et on réfléchit

L'An 01 est un film français de 1973, réalisé par Jacques Doillon, Gébé, Alain Resnais et Jean Rouch. Il est adapté de la bande dessinée L'An 01 de Gébé. 

Le film narre un abandon utopique, consensuel et festif de l'économie de marché et du productivisme. La population décide d'un certain nombre de résolutions dont la première est « On arrête tout » et la deuxième « Après un temps d'arrêt total, ne seront ranimés - avec réticence - que les services et les productions dont le manque se révélera intolérable. Probablement : l'eau pour boire, l'électricité pour lire le soir, la T.S.F. pour dire " Ce n'est pas la fin du monde, c'est l'AN 01, et maintenant une page de Mécanique céleste" ». L'entrée en vigueur de ces résolutions correspond au premier jour d'une ère nouvelle, l'An 01.

Le film est sorti en salle le 22 février 1973 et dure 1h27. Il a dépassé les 500 000 entrées.

L'An 01 offre son premier rôle à Gérard Depardieu et Thierry Lhermitte. On y voit également Coluche, l'équipe du Splendid, les collaborateurs de Hara-Kiri (à contre-emploi en réactionnaires nostalgiques de l'ordre ancien et du port de la cravate), Gotlib (en gardien de prison !), Jacques Higelin (le fameux!!!), ainsi que de nombreux autres.

Bon film!

 

Et puis comme il paraît que parmi nous se cache peut être une future cube, je vous fais parvenir ce lien où vous pourrez lire une discussion de "purs" khâgneux futurs cubes, justement à cette période de l'année. Ma foi ça vaut le détour !!! Et je me dis que la prépa n'aura pas réussi à faire de moi des gens comme eux (ouf!!!).

http://www.etudes-litteraires.com/forum/sujet-5321-notes-...

07.03.2008

Best of des vidéos du net 1/3

En cette fin de vacances, je souhaite vous présenter les vidéos qui m'ont fait rire, qui m'ont intriguée, qui m'ont surprise, que j'ai aimé durant ces 15 jours bénis du ciel.
Aujourd'hui pour ce premier volet des vidéos du net, sponsorisé par YouTube et Dailymotion, je vous propose un spécial Tarouch ! Parce qu'il y a des gens complètement malades dans leurs têtes qui ont des idées complètement délirantes et qui les mettent sur le net, je pense que nous pouvons leur rendre un petit hommage.
Au menu de cette première fournée : des mains et des corps avec des lettres dessus, des musiciens fous. Et en bonus (parce que ça s'apparente pas mal à du Tarouch), une spéciale élections américaines.
 
 
1) Je vous présente Daft Hands. Ce sont des mains qui dansent sur du Daft Punk. Au début vous ne comprendrez pas vraiment de quoi il s'agit, mais ensuite vous aurez droit à une démonstration d'agilité manuelle impressionnante... et vous saurez les paroles de Harder, Better, Faster, Stronger par coeur ! Je vous laisse savourer. 
 
 
2) Daft Bodies : idem mais avec des corps entiers. Moi ça me fait rire... 
 
 
 
3) Un flûtiste impressionnant, qui en joue en même temps qu'il fait le Human beat box. Vous reconnaîtrez à coup sûr (quoique...) la mélodie ici interprétée. 
 
 
 
Spécial élections américaines :
 
1) Parce que c'est absolument énormissime, et que même si Mike Huckabee est un connard réac, avoir autant d'autodérision est une chose extrêmement rare. Le voici au Saturday Night Live

2) Spéciale dédicace à G., qui ne savait même pas qui était Jack Nicholson. Voici sa vidéo de soutien à Hilary Clinton, avec des extraits de ses films. C'est... particulier, dira-t-on. Pour les fans d'Obama, voir quelques articles plus bas.


 

J'espère vous avoir convaincu des merveilles que recèle internet. À bientôt pour un nouvel épisode, avec au programme de la musique, de l'humour, du délire ! 

02.03.2008

Les municipales en milieu rural: Saint-Martin-Lacaussade

1er rendez-vous de notre tour des 4 municipalités des MAGHs: le petit village de Saint-Martin-Lacaussade.

Présentation de la municipalité:

Saint-Martin-Lacaussade est un village d'un peu plus de 900 habitants, qui sont majoritairement des viticulteurs et des employés de la centrale EDF proche. Le village se situe à 3 km de la sous-préfecture de Blaye, dont le canton connaîtra, ce dimanche aussi, des élections.

Les élections:

Le maire sortant, M.Narbonne, ne se réprésente pas (ouf!!! depuis le temps qu'il était là, celui-là!). Dans un petit village comme le mien, inutile de vous préciser que le choix des conseillers ne va pas être très difficile puisqu'il n'y a qu'une liste! Une liste unique, donc, de 15 personnes: "Ensemble construisons l'avenir de Saint Martin Lacaussade".

Vous vous en doutez, la politique ici, c'est pas vraiment ça... Les objectifs sont plus, comment dire, liés à la commune en elle même. Il s'agit là, d'améliorer les services, de créer des activités... Pas de programme poltique de grande envergure, quoi!

Pour vous donner un aperçu d'une politique locale d'un village de moins de 1 000 habitants:

- travaux: création d'infrastructures pour les jeunes, rénovation de bâtiments, sonorisation de l'église, installation de panneaux indicateurs de vitesse dans le bourg (comme ça , on pourra rouler encore moins vite!!!)

- vie locale et associative: encouragement d'installation d'entreprise (on a déjà un Mcdo', génial, non?), associations communales, animations culturelles, etc.

- intercomunalité: création de services nouveaux au sein du SIVOM du Pays Blayais, dont fait partie Saint Martin Lacaussade. (il y a déjà, notamment, une école de musique de qualité et concurrençant celle de Blaye). Une piscine est en projet.

 A Saint-Martin-Lacaussade, c'est aussi les cantonales!

Là, c'est un peu plus politisé... 3 listes: parti socialiste (V.Liminiana), liste contre le PS (J-M.Lapouméroulie, à tendance communiste) et Modem (X.Loriaud). Je n'en sais pas plus, mais de toutes façons, le sujet qui nous occupe ici, ce sont les municipales...

Les municipales

Alors que depuis des semaines France Inter (et beaucoup d'autres médias) multiplie les dossiers, les reportages et les émissions sur les élections municipales (toutes proches maintenant), le blog de "quipeutleplusquipeutlemoins" n'a toujours pas fait allusion à ces évènements. Pourquoi? Peut être par manque de temps. Mais cette excuse, je trouve, est assez irrecevable, puisque, lorsque quelque chose nous tient à coeur, on trouve les moyens de s'organiser pour le faire. Donc, c'est peut être par manque de motivation... Ou pour une autre raison... Enfin, je ne sais pas. Et de toutes façons, ce n'est pas le sujet de cet article.

Il s'agit ici de parler des municipales. Comme vous le savez peut être (et si vous ne le savez pas, et bien, vous le saurez!), une des choses qui fait toute la richesse et l'intérêt des MAGHs, c'est qu'ils ne sont pas tous inscrits sur les mêmes listes électorales, ni dans les mêmes cantons, etc.

Dès lors, comme les élections municipales sont, par définition, locales, il importe (je pense) que chacun d'entre nous (les MAGHs) vous rapporte (à vous lecteurs/lectrices et visiteurs) l'actualité locale des municipales. Ce que je propose ici à mes "con-blogueurs", c'est de présenter le déroulement de ces élections dans son/sa village/ville respective. Vous pourrez donc découvrir ce qui se passe chez nous, c'est-à-dire à Bourg sur Gironde, Bordeaux, Génissac et Saint-Martin-Lacaussade. Ce qui est exceptionnel, vous l'avez peut être remarqué à l'énumération de ces quatre municipalités, c'est qu'aucune de ces municipalités ne se ressemble. Nous avons, pour ainsi dire, un exemple pour chaque cas: le petit village, le gros village, la petite ville et la métropole.

Pendant la dernière semaine qui nous reste avant de nous rendre aux urnes, je vous invite donc à une petite visite des municipalités variées de la Gironde. Vous pouvez, bien sûr, laissez vos commentaires si vous avez des réactions, ou vos propres expériences, dans votre ville (ou votre bled paumé)!

28.02.2008

Le pouvoir d'achat

Super Pouvoir d'Achat (la chanson du dimanche s02e11)
Vidéo envoyée par lachansondudimanche

 

24.02.2008

Pauvre con toi-même !

Pour mesurer la différence de classe (fossé existentiel s'il en est), voici deux anecdotes présidentielles :

- Quelqu'un hurle à Charles De Gaulle "Mort aux cons !". Réponse : "Vaste programme !".

- À la sortie d'une messe, quelqu'un traitre Chirac de connard. Et le président de rétorquer : "Ah bonjour, moi c'est Jacques Chirac !".

Et le nôtre, le voici :  

16.02.2008

Yes we can : MAGHs for Obama

Pour faire plaisir aux fans...

  

It was a creed written into the founding documents that declared the destiny of a nation.

Yes we can.

It was whispered by slaves and abolitionists as they blazed a trail toward freedom.

Yes we can.

It was sung by immigrants as they struck out from distant shores and pioneers who pushed westward against an unforgiving wilderness.

Yes we can.

It was the call of workers who organized; women who reached for the ballots; a President who chose the moon as our new frontier; and a King who took us to the mountaintop and pointed the way to the Promised Land.

Yes we can to justice and equality.

Yes we can to opportunity and prosperity.

Yes we can heal this nation.

Yes we can repair this world.

Yes we can.

We know the battle ahead will be long, but always remember that no matter what obstacles stand in our way, nothing can stand in the way of the power of millions of voices calling for change.

We have been told we cannot do this by a chorus of cynics... they will only grow louder and more dissonant... We've been asked to pause for a reality check. We've been warned against offering the people of this nation false hope.

But in the unlikely story that is America, there has never been anything false about hope.

Now the hopes of the little girl who goes to a crumbling school in Dillon are the same as the dreams of the boy who learns on the streets of LA; we will remember that there is something happening in America; that we are not as divided as our politics suggests; that we are one people; we are one nation; and together, we will begin the next great chapter in the American story with three words that will ring from coast to coast; from sea to shining sea --

Yes. We. Can.

Celebrities featured include: Jesse Dylan, Will.i.am, Common, Scarlett Johansson, Tatyana Ali, John Legend, Herbie Hancock, Kate Walsh, Kareem Abdul Jabbar, Adam Rodriquez, Kelly Hu, Amber Valetta, Eric Balfour, Aisha Tyler, Nicole Scherzinger and Nick Cannon

Je me permets d'ajouter le discours :

Après pour faire plaisir les fans, voici les fan(e)s : (à vos commentaires...) 

Et une petite parodie (tapez BarelyPolitical sur YouTube, c'est énorme (foi de G)) :

 

Barack Obama : What else???

 

01.02.2008

Give peace a chance - John & Yoko in bed

En 1969, John Lennon et Yoko Ono, jeunes mariés, tiennent plusieurs conférences de presse dans le lit de leur chambre d'hôtel pour s'opposer à la guerre du Viet-Nam, et enregistrent notamment l'inoubiable hymne Give peace a chance. J'adore !
 
 John & Yoko's bed in preview 
 

 John Lennon - Give peace a chance

09.01.2008

Bordeaux la discrète rêve de grand large

Chers amis, deux articles dans le Monde sur notre chère ville de Bordeaux (et oui on parle même des villes de province de bouseux comme la nôtre!!!), sans doute parce que des évènements sont prévus en mars 2008..., quoiqu'il de très beaux articles tout en lyrisme et poésie!!!!
 
Bordeaux la discrète rêve de grand large
LE MONDE | 09.01.08 | 09h23  •  Mis à jour le 09.01.08 | 09h23

aurait-il une malédiction sur Alain Juppé ? Tous les Bordelais vous le diront : le maire a transformé le visage de la ville. Bordeaux a recouvré son lustre d'antan. Désormais inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco, la cité est propre, nettoyée, éclairée. Elle vit au rythme paisible et majestueux de son tramway, qui transporte 150000 voyageurs par jour.
Les façades XVIIIe sculptées et armoriées ont été débarrassées de leur crasse. Les places publiques ont été réaménagées. Les bords de la Garonne, transformés par l'urbaniste-paysagiste Michel Corajoud, sont devenus un lieu de promenade prisé. Des plates-bandes de graminées, qui se balancent au vent, leur donnent un petit air de campagne. Les après-midi d'été, la place de la Bourse prend des allures de plage lorsque les familles viennent pique-niquer autour du "miroir d'eau", un lac miniature animé par des brumisateurs.
"Juppé a ramené la lumière à Bordeaux grâce à l'éclairage nocturne, résume Alain Pagès, rédacteur en chef de France Bleu Gironde. Il a ramené la vie, grâce au tramway. A la fin des années Chaban, Bordeaux, c'était l'Europe de l'Est. Rien dans les rues après 20 heures!" Malgré tout cela, le successeur de Jacques Chaban-Delmas reste mal aimé des Bordelais. "Il y a un mystère Juppé, analyse François Dubet, professeur de sociologie à l'université de Bordeaux-II. Tout le monde s'accorde à dire que la ville lui doit un formidable essor. Et pourtant, il n'arrive pas à transformer ce bilan en majorité."
Pour la première fois, la gauche y croit. Le "ticket" formé par Alain Rousset et Michèle Delaunay, la femme qui a battu Juppé aux législatives de juin 2007, représente une occasion unique de conquérir la ville, après soixante ans de domination de la droite. La candidature Rousset, c'est l'enterrement du chabanisme. Jusqu'à présent, une règle tacite organisait les rapports entre droite et gauche. Aux socialistes les villes populaires de Cenon, Lormont, Floirac, Bègles. En échange, la gauche ne braconnait pas dans la ville-centre.
"Il n'y avait jamais eu de candidature sérieuse contre la droite à Bordeaux, rappelle Sandrine Rui, maître de conférences en sociologie à Bordeaux-II. Il y avait bien eu Roland Dumas à la fin des années 1970 et, un peu plus tard, Catherine Lalumière, mais les socialistes locaux ne les avaient guère soutenus." En se présentant dans la ville-centre, l'ancien maire de Pessac, actuel président de la région Aquitaine, vient briser cette coexistence pacifique qu'on appelait depuis Chaban le "Pacte de Bordeaux".
 
"ASSOCIÉS RIVAUX"
Juppé-Rousset. Les deux hommes se ressemblent plus qu'ils ne s'opposent. A la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), ils ont contribué à réaliser les projets qui ont changé l'image de la ville. Ils ont le même profil de gestionnaires modernisateurs, pas du tout "radical-cassoulet". Les deux candidats illustrent jusqu'à la caricature le chic bordelais. Grands, minces, dégarnis, portant veste en tweed, très gentlemen-farmers droits dans leurs bottes. Avec un brin de raideur mauriacienne.
"Juppé et Rousset sont dans une situation étrange d'associés rivaux", constate François Dubet. Ils se sont construits tous les deux contre un système. Rousset contre la gauche locale, tenue par le fabiusien Philippe Madrelle, président du conseil général. Juppé contre les vestiges du chabanisme.
A Bordeaux, la vie publique est toujours policée. "On ne se balancera pas d'insultes, avertit François Dubet. Pas question de se laisser aller, façon Georges Frêche à Montpellier. Le premier qui dérape explosera en vol." Bordeaux la pudique cultive la discrétion et le bon goût. Ici, pas d'accent, pas d'excès. La ville s'est toujours démarquée de Toulouse, sa consœur rose et méridionale des bords de la Garonne.
Les Bordelais se couchent tôt. Les seules fêtes marquantes sont celles du vin et du fleuve, en juin. Encore n'ont-elles lieu qu'une fois tous les deux ans, en alternance. "Les gens qui font la fête ne sont pas bordelais, dit Béatrice Dugué, journaliste à Radio France, installée à Bordeaux depuis 1995. Ce sont les Basques, les Landais, les Périgourdins qui apportent un peu d'esprit canaille. Même le soutien au club des Girondins, qui soude la ville, reste mesuré, pas du tout passionnel comme à Marseille."
Où s'incarne l'identité bordelaise ? Sur la place Pey-Berland, au pied de la cathédraleSaint-André ? Sur la place Gambetta? Dans les rues étroites du quartier Saint-Pierre, vestige de la ville médiévale en voie de boboïsation accélérée ? Dans le quartier de Saint-Michel, sorte d'îlot populaire préservé, avec son marché quotidien à la brocante ? Le long des quais de la Garonne, qui dressent leurs façades XVIIIe ?
Bordeaux n'a pas de centre. Cette impression est renforcée par la présence du tramway, qui a désenclavé les quartiers populaires et aboli les frontières. Si la ville n'a pas de vrai cœur, elle a peut-être une épine dorsale, la rue Sainte-Catherine, qui se flatte d'être la plus longue artère piétonne d'Europe. Elle est un lieu d'attraction pour toute l'agglomération et mélange en douceur les différentes strates de la sociologie bordelaise. Bruyante et mutine vers la place de la Victoire, où les étudiants se livrent à des beuveries en fin de semaine. Calme et distinguée au nord, vers le Grand Théâtre.
Parfois, Bordeaux tourne les yeux vers Barcelone. Même si la rue Sainte-Catherine ne ressemble pas encore aux Ramblas, elle rêve d'une vocation internationale. Après avoir reconquis les quais de la Garonne, la ville veut s'ouvrir au grand large. Ce sera l'un des enjeux de cette campagne. Bordeaux, dont le nom est connu dans le monde entier grâce au vin, veut prendre son rang parmi les grandes métropoles européennes.
Xavier Ternisien
 
Au conseil municipal de Bordeaux : poésie administrative, désherbage et désinfection
LE MONDE | 09.01.08 | 14h46  •  Mis à jour le 09.01.08 | 14h46

ans la salle du conseil municipal de Bordeaux, au style "lourd et pompeux", selon les termes de la mairie, la droite s'oppose à la gauche, et vice versa, dans un scénario parfaitement réglé. De la grande politique, avec affrontements partisans, débats passionnés, critiques réciproques sur ce que font ou ne font pas les alliés du camp adverse : le PS critique le gouvernement UMP qui "ne fait rien" pour le pouvoir d'achat, la droite s'en prend à la communauté urbaine de Bordeaux, au conseil général et au conseil régional, tenus par le PS, qui "font tout" pour augmenter les impôts.
Devant les bustes de ses prédécesseurs, sous les vitraux siglés "RF" pour "République française", le maire, Alain Juppé, fait fonction de maître d'école installé sur une estrade en face des conseillers sagement assis deux par deux. Des élus qui se lèvent à son arrivée, comme on se levait autrefois pour le proviseur.
Voilà pour la face visible de l'iceberg démocratique. Car le conseil est d'abord une machine à entériner les décisions administratives, les avis, les signatures de contrats ou d'avenants, les autorisations de dépenses ou de recettes…
 
"Y A-T-IL DES QUESTIONS ?"
Chaque année, ses 61 membres examinent entre 600 et 700 délibérations, toutes accompagnées de rapports détaillés, dont quelques dizaines seulement sont réellement importantes et font l'objet de débats. Les adjoints concernés par une délibération, qui siègent aux côtés d'Alain Juppé, se voient donner la parole et présentent leur dossier en truffant leurs discours de références à l'action positive de "monsieur le maire".
 
"Y a-t-il des questions ? Des oppositions ?" demande alors Alain Juppé à l'assemblée. Laquelle, dans la majorité des cas, lorsque le sujet ne fait pas débat, n'a rien à dire. "C'est adopté", conclut le maire, avec parfois une variante : "Je vous remercie." Soit une poignée de secondes par délibération.
Le reste est de la poésie administrative et on se prend à penser, en observant les conseillers municipaux, à Albert Cohen dans Belle du Seigneur, qui décrit les rouages de la Société des nations dans les années 1930.
Avec, en vrac, pour ces pauvres conseillers, le montant du défraiement versé pour les repas des membres des jurys au conservatoire de musique (16,1 euros par repas), le point sur les opérations de désherbage à la bibliothèque municipale (destruction d'ouvrages périmés ou en mauvais état, soit 2 90 documents pour 2007), la restauration d'un orgue du XVIIIe siècle (765 000 euros), le renforcement d'un poteau d'éclairage au stade Chaban-Delmas, le montant des opérations de désinfection et désinsectisation (0,56 euro le mètre), etc.
"On traite les problèmes des gens, pas les grandes stratégies", justifie Alain de Bouteiller, secrétaire général de la mairie, polytechnicien et énarque, organisateur en chef des conseils et des procédures administratives. Du "pur formalisme", reconnaît un cadre de la mairie. Mais la loi est la loi ("Les communes […] règlent par leurs délibérations les affaires de leur compétence") et, à Bordeaux comme ailleurs, le juge administratif est sévère lorsque les formes ne sont pas respectées.
Les conseillers municipaux auraient tort de se plaindre : par délégation, le maire, ses adjoints et les principaux cadres administratifs signent, pour leur part, quelque 10 000 arrêtés par an.

Luc Bronner

11.11.2007

Vivement la révolution !

Bon ba aucune activité sur ce blog en ce moment, mais dans les écoles, dans les collèges, dans les lycées, dans les usines, dans les banlieues et dans les facs (et dans les hôpitaux, les palais de justice, aux frontières etc. etc.), oui : qui sème la misère récolte la colère !
 
 
 
Vivement la grève générale ! 

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