23.06.2008

L'An 01 : On arrête tout et on réfléchit

L'An 01 est un film français de 1973, réalisé par Jacques Doillon, Gébé, Alain Resnais et Jean Rouch. Il est adapté de la bande dessinée L'An 01 de Gébé. 

Le film narre un abandon utopique, consensuel et festif de l'économie de marché et du productivisme. La population décide d'un certain nombre de résolutions dont la première est « On arrête tout » et la deuxième « Après un temps d'arrêt total, ne seront ranimés - avec réticence - que les services et les productions dont le manque se révélera intolérable. Probablement : l'eau pour boire, l'électricité pour lire le soir, la T.S.F. pour dire " Ce n'est pas la fin du monde, c'est l'AN 01, et maintenant une page de Mécanique céleste" ». L'entrée en vigueur de ces résolutions correspond au premier jour d'une ère nouvelle, l'An 01.

Le film est sorti en salle le 22 février 1973 et dure 1h27. Il a dépassé les 500 000 entrées.

L'An 01 offre son premier rôle à Gérard Depardieu et Thierry Lhermitte. On y voit également Coluche, l'équipe du Splendid, les collaborateurs de Hara-Kiri (à contre-emploi en réactionnaires nostalgiques de l'ordre ancien et du port de la cravate), Gotlib (en gardien de prison !), Jacques Higelin (le fameux!!!), ainsi que de nombreux autres.

Bon film!

 

Et puis comme il paraît que parmi nous se cache peut être une future cube, je vous fais parvenir ce lien où vous pourrez lire une discussion de "purs" khâgneux futurs cubes, justement à cette période de l'année. Ma foi ça vaut le détour !!! Et je me dis que la prépa n'aura pas réussi à faire de moi des gens comme eux (ouf!!!).

http://www.etudes-litteraires.com/forum/sujet-5321-notes-...

09.01.2008

Bordeaux la discrète rêve de grand large

Chers amis, deux articles dans le Monde sur notre chère ville de Bordeaux (et oui on parle même des villes de province de bouseux comme la nôtre!!!), sans doute parce que des évènements sont prévus en mars 2008..., quoiqu'il de très beaux articles tout en lyrisme et poésie!!!!
 
Bordeaux la discrète rêve de grand large
LE MONDE | 09.01.08 | 09h23  •  Mis à jour le 09.01.08 | 09h23

aurait-il une malédiction sur Alain Juppé ? Tous les Bordelais vous le diront : le maire a transformé le visage de la ville. Bordeaux a recouvré son lustre d'antan. Désormais inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco, la cité est propre, nettoyée, éclairée. Elle vit au rythme paisible et majestueux de son tramway, qui transporte 150000 voyageurs par jour.
Les façades XVIIIe sculptées et armoriées ont été débarrassées de leur crasse. Les places publiques ont été réaménagées. Les bords de la Garonne, transformés par l'urbaniste-paysagiste Michel Corajoud, sont devenus un lieu de promenade prisé. Des plates-bandes de graminées, qui se balancent au vent, leur donnent un petit air de campagne. Les après-midi d'été, la place de la Bourse prend des allures de plage lorsque les familles viennent pique-niquer autour du "miroir d'eau", un lac miniature animé par des brumisateurs.
"Juppé a ramené la lumière à Bordeaux grâce à l'éclairage nocturne, résume Alain Pagès, rédacteur en chef de France Bleu Gironde. Il a ramené la vie, grâce au tramway. A la fin des années Chaban, Bordeaux, c'était l'Europe de l'Est. Rien dans les rues après 20 heures!" Malgré tout cela, le successeur de Jacques Chaban-Delmas reste mal aimé des Bordelais. "Il y a un mystère Juppé, analyse François Dubet, professeur de sociologie à l'université de Bordeaux-II. Tout le monde s'accorde à dire que la ville lui doit un formidable essor. Et pourtant, il n'arrive pas à transformer ce bilan en majorité."
Pour la première fois, la gauche y croit. Le "ticket" formé par Alain Rousset et Michèle Delaunay, la femme qui a battu Juppé aux législatives de juin 2007, représente une occasion unique de conquérir la ville, après soixante ans de domination de la droite. La candidature Rousset, c'est l'enterrement du chabanisme. Jusqu'à présent, une règle tacite organisait les rapports entre droite et gauche. Aux socialistes les villes populaires de Cenon, Lormont, Floirac, Bègles. En échange, la gauche ne braconnait pas dans la ville-centre.
"Il n'y avait jamais eu de candidature sérieuse contre la droite à Bordeaux, rappelle Sandrine Rui, maître de conférences en sociologie à Bordeaux-II. Il y avait bien eu Roland Dumas à la fin des années 1970 et, un peu plus tard, Catherine Lalumière, mais les socialistes locaux ne les avaient guère soutenus." En se présentant dans la ville-centre, l'ancien maire de Pessac, actuel président de la région Aquitaine, vient briser cette coexistence pacifique qu'on appelait depuis Chaban le "Pacte de Bordeaux".
 
"ASSOCIÉS RIVAUX"
Juppé-Rousset. Les deux hommes se ressemblent plus qu'ils ne s'opposent. A la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), ils ont contribué à réaliser les projets qui ont changé l'image de la ville. Ils ont le même profil de gestionnaires modernisateurs, pas du tout "radical-cassoulet". Les deux candidats illustrent jusqu'à la caricature le chic bordelais. Grands, minces, dégarnis, portant veste en tweed, très gentlemen-farmers droits dans leurs bottes. Avec un brin de raideur mauriacienne.
"Juppé et Rousset sont dans une situation étrange d'associés rivaux", constate François Dubet. Ils se sont construits tous les deux contre un système. Rousset contre la gauche locale, tenue par le fabiusien Philippe Madrelle, président du conseil général. Juppé contre les vestiges du chabanisme.
A Bordeaux, la vie publique est toujours policée. "On ne se balancera pas d'insultes, avertit François Dubet. Pas question de se laisser aller, façon Georges Frêche à Montpellier. Le premier qui dérape explosera en vol." Bordeaux la pudique cultive la discrétion et le bon goût. Ici, pas d'accent, pas d'excès. La ville s'est toujours démarquée de Toulouse, sa consœur rose et méridionale des bords de la Garonne.
Les Bordelais se couchent tôt. Les seules fêtes marquantes sont celles du vin et du fleuve, en juin. Encore n'ont-elles lieu qu'une fois tous les deux ans, en alternance. "Les gens qui font la fête ne sont pas bordelais, dit Béatrice Dugué, journaliste à Radio France, installée à Bordeaux depuis 1995. Ce sont les Basques, les Landais, les Périgourdins qui apportent un peu d'esprit canaille. Même le soutien au club des Girondins, qui soude la ville, reste mesuré, pas du tout passionnel comme à Marseille."
Où s'incarne l'identité bordelaise ? Sur la place Pey-Berland, au pied de la cathédraleSaint-André ? Sur la place Gambetta? Dans les rues étroites du quartier Saint-Pierre, vestige de la ville médiévale en voie de boboïsation accélérée ? Dans le quartier de Saint-Michel, sorte d'îlot populaire préservé, avec son marché quotidien à la brocante ? Le long des quais de la Garonne, qui dressent leurs façades XVIIIe ?
Bordeaux n'a pas de centre. Cette impression est renforcée par la présence du tramway, qui a désenclavé les quartiers populaires et aboli les frontières. Si la ville n'a pas de vrai cœur, elle a peut-être une épine dorsale, la rue Sainte-Catherine, qui se flatte d'être la plus longue artère piétonne d'Europe. Elle est un lieu d'attraction pour toute l'agglomération et mélange en douceur les différentes strates de la sociologie bordelaise. Bruyante et mutine vers la place de la Victoire, où les étudiants se livrent à des beuveries en fin de semaine. Calme et distinguée au nord, vers le Grand Théâtre.
Parfois, Bordeaux tourne les yeux vers Barcelone. Même si la rue Sainte-Catherine ne ressemble pas encore aux Ramblas, elle rêve d'une vocation internationale. Après avoir reconquis les quais de la Garonne, la ville veut s'ouvrir au grand large. Ce sera l'un des enjeux de cette campagne. Bordeaux, dont le nom est connu dans le monde entier grâce au vin, veut prendre son rang parmi les grandes métropoles européennes.
Xavier Ternisien
 
Au conseil municipal de Bordeaux : poésie administrative, désherbage et désinfection
LE MONDE | 09.01.08 | 14h46  •  Mis à jour le 09.01.08 | 14h46

ans la salle du conseil municipal de Bordeaux, au style "lourd et pompeux", selon les termes de la mairie, la droite s'oppose à la gauche, et vice versa, dans un scénario parfaitement réglé. De la grande politique, avec affrontements partisans, débats passionnés, critiques réciproques sur ce que font ou ne font pas les alliés du camp adverse : le PS critique le gouvernement UMP qui "ne fait rien" pour le pouvoir d'achat, la droite s'en prend à la communauté urbaine de Bordeaux, au conseil général et au conseil régional, tenus par le PS, qui "font tout" pour augmenter les impôts.
Devant les bustes de ses prédécesseurs, sous les vitraux siglés "RF" pour "République française", le maire, Alain Juppé, fait fonction de maître d'école installé sur une estrade en face des conseillers sagement assis deux par deux. Des élus qui se lèvent à son arrivée, comme on se levait autrefois pour le proviseur.
Voilà pour la face visible de l'iceberg démocratique. Car le conseil est d'abord une machine à entériner les décisions administratives, les avis, les signatures de contrats ou d'avenants, les autorisations de dépenses ou de recettes…
 
"Y A-T-IL DES QUESTIONS ?"
Chaque année, ses 61 membres examinent entre 600 et 700 délibérations, toutes accompagnées de rapports détaillés, dont quelques dizaines seulement sont réellement importantes et font l'objet de débats. Les adjoints concernés par une délibération, qui siègent aux côtés d'Alain Juppé, se voient donner la parole et présentent leur dossier en truffant leurs discours de références à l'action positive de "monsieur le maire".
 
"Y a-t-il des questions ? Des oppositions ?" demande alors Alain Juppé à l'assemblée. Laquelle, dans la majorité des cas, lorsque le sujet ne fait pas débat, n'a rien à dire. "C'est adopté", conclut le maire, avec parfois une variante : "Je vous remercie." Soit une poignée de secondes par délibération.
Le reste est de la poésie administrative et on se prend à penser, en observant les conseillers municipaux, à Albert Cohen dans Belle du Seigneur, qui décrit les rouages de la Société des nations dans les années 1930.
Avec, en vrac, pour ces pauvres conseillers, le montant du défraiement versé pour les repas des membres des jurys au conservatoire de musique (16,1 euros par repas), le point sur les opérations de désherbage à la bibliothèque municipale (destruction d'ouvrages périmés ou en mauvais état, soit 2 90 documents pour 2007), la restauration d'un orgue du XVIIIe siècle (765 000 euros), le renforcement d'un poteau d'éclairage au stade Chaban-Delmas, le montant des opérations de désinfection et désinsectisation (0,56 euro le mètre), etc.
"On traite les problèmes des gens, pas les grandes stratégies", justifie Alain de Bouteiller, secrétaire général de la mairie, polytechnicien et énarque, organisateur en chef des conseils et des procédures administratives. Du "pur formalisme", reconnaît un cadre de la mairie. Mais la loi est la loi ("Les communes […] règlent par leurs délibérations les affaires de leur compétence") et, à Bordeaux comme ailleurs, le juge administratif est sévère lorsque les formes ne sont pas respectées.
Les conseillers municipaux auraient tort de se plaindre : par délégation, le maire, ses adjoints et les principaux cadres administratifs signent, pour leur part, quelque 10 000 arrêtés par an.

Luc Bronner

17.07.2007

Spéciale dédicace to you Jean

Joyeux anniversaireest une chanson chantée lorsque le gâteau pour cet événement est apporté.

Paroles

Joyeux anniversaire
Joyeux anniversaire
Joyeux anniversaire <nom de la personne fêtée>
Joyeux anniversaire

Il y a aussi en plusieurs "versions" (langues):

Portugais: Parabéns a (Portugal) pra (Brésil) você (Tous mes meilleurs vœux) Nesta data querida (Pour ce jour joyeux) Muitas felicidades (Toutes mes félicitations) Muitos anos de vida (Longue vie à toi) Hoje é dia de festa (Aujourd'hui c'est une fête) Cantam as nossas almas (Notres âmes chantent) Pra o menino / menina (Pour le garçon / fille) <nom de la personne fêtée> Uma salva de palmas (Un applaudissement)

Anglais: happy birthday to you happy birthday to you happy birthday dear (nom de la personne fêtée avec l'accent anglais si possible) happy birthday to you

Italien: tanti aguri a té (prononcer "tantia gouri a té") tanti aguri a té tanti aguri a té (nom de la personne fêtée avec l'accent italien si possible) tanti aguri a té

Chinois: tchou ni chan gu kouaï leu tchou ni chan gu kouaï leu tchou ni chan gu kouaï leu (nom de la personne fêtée si possible avec l'accent chinois ou même en chinois) tchou ni chan gu kouaï leu

Finnois: paljon onnea vaan paljon onnea vaan paljon onnea (nom de la personne fêtée) paljon onnea vaan

Espagnol: Cumpleaños feliz Cumpleaños feliz Te deseamos todos Cumpleaños feliz

Catalan: Moltes felicitats ou Que t'ho passis molt bé Moltes felicitats ou Que t'ho passis molt bé Moltes felicitats <nom de la personne fêtée>...

Historique

Selon le livre Guinness des records, sa version originale en anglais ("Happy Birthday to You") serait la chanson de langue anglaise la plus populaire. Elle a été traduite dans de nombreuses langues.


La mélodie de cette chanson aurait été composée par deux sœurs
américaines, Pattyet Mildred Hill en 1893lorsqu'elles enseignaient à Louisvilledans le Kentucky. Marilyn Monroe a chanté une version appelée "Happy Birthday, Mr. President", adressée au PrésidentJohn Fitzgerald Kennedy. En 1955, Igor Stravinsky a arrangé une variation de la chanson, appelée Greeting Prelude, pour commémorer le 80ème anniversaire de Pierre Monteux.

La chanson a également été chantée par l'équipage d'Apollo IX le 8 mars 1969, ce qui lui vaut sans doute le titre de première chanson chantée dans l'espace.

Joyeux anniversaire Jean !!!!

22.06.2007

Pour parfaire sa culture générale

Après le chef-d'oeuvre du cinéma que G.O. vient de nous présenter, il me parait utile de revenir sur les origines du 7e art. Voici donc trois des premiers films des frères Lumière et donc de l'histoire du cinéma (1895). (Merci qui ?)
 
La sortie des usines lumière
Le véritable film considéré comme LE premier film est La sortie des Usines Lumière. D'ailleurs, tout porte à croire qu'il s'agit dune mise en scène des Frères Lumière car ces ouvriers et ouvrières sont vraiment très bien habillés pour travailler à l'usine.... Il existe d'ailleurs une autre version de cette sortie, où cette fois-ci les vêtements sont ceux d'ouvriers et sont beaucoup dans leurs mouvements du quotiden. Cette sortie aurait été filmée bien avant, sorte de film test. C'est pourquoi on a aussi l'habitude de dire que les frères Lumière ont inventé le cinéma et le remake...
 
 
L'Arrivée d'un train en gare de La Ciotat
La première projection publique du Cinématographe par les frères Lumière eut lieu le 28 septembre 1895 à La Ciotat (Bouches-du-Rhône) dans la première salle de cinéma du monde, L'Eden, qui existe toujours. L'Arrivée d'un train en gare de La Ciotat fut le premier à être diffusé lors de cette séances. C'est une sorte de documentaire d'une cinquantaine de secondes. La légende dit que les spectateurs présents dans la salle à l'époque furent effrayés par le film, pensant que le train se dirigeait vers eux et allait les écraser.


L'arroseur arrosé
Projeté lors d'une mythique séance à Paris parmi neuf autres films, L'arroseur arrosé est un véritable pilier culturel. Ce (très) court-métrage est particulièrement réputé, car c'est le premier à suivre un scénario et à ne pouvoir s'apparenter à un documentaire. Il s'agit donc à la fois de la première fiction cinématographique et du premier film comique.
 

01.06.2007

Leçon de français par Noël Gilles

Bonjour à tous! Aujourd'hui, j'ai l'honneur de laisser la parole (ou plutôt le clavier!) à M. Gilles, colporteur, pour une petite leçon de français ... A vous!

Bangeourre! Jmaphel Noel Gile ai ojorduit jvé vouz esplicué couman fer un lett a unsossiete thipaugrafik an Suiz...

Monsieur,

jeresus lhoneur de la votre an dat du courant je vous suit tres oblige de voux ofe de credit que vous aves biens voulut me faire mais entansions nesont pons dajete des marchandise acredit pour an peier des jroenteres jeme baucoup mieux a jete aucontans pour le peu que jajete contant onmefai la remis de 12 à 15 pour sant de fasons que jevoi monbien [efris de dime ?] sit vous voulet trete avecmoi vous pouve manvoier votre cathalo surtout les livre file, [biffé] philosophique duquelle je poures vous faires un debis au condisions que vous meranderrer les marchandise fran de porte jusqualion vocit monnadres est ches monsieur pier tairalions roulier faubour de resse a lions a la quelle persone vous pouve anvoier mes balle etire anranbourcemans il vous an refuse rapons pour voux surte vous pouve luiecrire citvous voulet manvoier dans la premier balle les

3 dernier volume des ares emetiers 4 11 s

12 de monsieur dagesaut [d'Aguesseau]

6 lette a un genit [Lettres à Eugénie contre les préjugés]

4 euvre de freret

4 alvecus complait [Helvétius)

4 philosophique delanatur 4 °

2 evangille du jourre

4 citemme delanaturre

6 bibes de volterre [Bibles]

4 quequn sur la encyclopedie [Questions

6 dieu eles hommes

4 enfaires detrui [Enfer détruit]

4 polotique naturelle

6 telogi portatife

4 militerre & philos

6 gatier curasier [Gazetier cuirassé]

4 academit des dames 11 vo

4 teraise philosf

4 donbe portier des chatreu

4 margot laravodeuse

4 fille de joit

4 lett philosofi

2 heuvre de janjacle rousau 8°

sitvous juje aprepau de mespedier madem je vous cert aublije demandonet avis evc oservere que cest au contant cit vous trouve pas la comodite a tire avu sur le te lier vous pouve tire aus sur moi au je vc anverret une lette de chanje sur paris vc obligeres monsieur celui qui a lhoneur di tre tres parfetmans votre serviteur noel gilles demontargis le 30 juillet 1779 vous manverret voux propetus dant la bale

nublie pa lait formul de polites odebuealafaim.

Lettre de Noel Gilles, colporteur ou « marchand foirain libraire roulant pour la France », à la Société typographique de Neuchâtel en Suisse,

26.05.2007

Pour compléter l'information...

Le lycée Camille-Jullian est un grand lycée du centre de Bordeaux (Aquitaine).

Créé en 1883 et autrefois lycée de filles (sous le nom de lycée Mondenard), il hébergea un hôpital provisoire durant la Première Guerre mondiale, pendant laquelle 91 personnes y décédèrent.

Aujourd'hui le lycée Camille-Jullian est un des plus grands lycées de la ville de Bordeaux, proposant à ses élèves un enseignement général, de multiples langues (anglais, espagnol, italien, russe, allemand…) et certaines options rares dans l'académie de Bordeaux (arts, musique).

Il propose aussi des classes préparatoires littéraires et scientifiques et un internat aujourd'hui mixte.

Avec 1500 élèves au total, le lycée Camille-Jullian est aujourd'hui l'un des plus fréquentés de la région bordelaise.

Il se situe dans le centre de Bordeaux, rue de la Croix-Blanche, près de la basilique Saint-Seurin et à l'intérieur des boulevards.

Dans le cadre des expériences innovantes prévues par le plan de relance de l'éducation prioritaire de Gilles de Robien, le lycée ouvre à la rentrée 2007 une des classes préparatoires « pilotes » d’accueil d’élèves socialement défavorisés.

Un peu d'histoire dans cette vacuité effrayante!!!

619697e55773a5c97426fd928a7fb446.jpgCamille Jullian

Camille Jullian, né à Marseille le 15 mars 1859 et mort à Paris le 12 décembre 1933, est un historien, philologue et épigraphe français. Élu au Collège de France en 1905, il y crée la chaire des Antiquités Nationales. Il est l'auteur d'une monumentale Histoire de la Gaule, parue entre 1907 et 1928, première approche scientifique de la Gaule qui reste une référence incontournable.

Une carrière de chercheur et d'enseignant

D'origine cévenole, frère de lait de Gaston Doumergue, futur président de la République française entre 1924 et 1931, il passe son enfance à Nimes et poursuit ses études secondaires à Marseille.

Ancien élève de l'École normale supérieure, il y suit les cours de Vidal de la Blache et de Fustel de Coulanges, dont il édite l'œuvre à titre posthume. Il s'y lie d’amitié avec Henri Bergson.

En 1880, il est reçu premier à l’agrégation d’Histoire, puis part étudier en Allemagne à l'Université de Berlin, auprès du professeur Mommsen, l'épigraphie antique, science des inscriptions, puis à l'École française de Rome où il séjourne pendant deux ans.

L'historien de Bordeaux

En 1883 il obtint son doctorat avec une thèse sur les transformations politiques dans l’Italie impériale romaine. Il est nommé professeur à l'université de Bordeaux, il écrivit plusieurs monographies sur la ville et la région.

Petit, timide, il avait la voix faible et les yeux très myopes, mais il savait captiver ses auditoires. Toute sa vie, il mena un labeur écrasant et exemplaire.

C'est par hasard des affectations que ce Marseillais vint à Bordeaux. Mais il se prit d'affection pour cette ville ; il y fit une grande part de sa carrière et devint le plus grand historien de Bordeaux. Il s'y maria et voulut y être enterré non loin du lycée sur le « Mont Judaïque », dans le cimetière protestant.

La publication en 1895 de «L'histoire de Bordeaux» est le premier grand ouvrage scientifique et synthétique sur la ville.

L'historien de la Gaule

Mis son principal objet d’étude et de recherche devait être la Gaule, à laquelle il consacra sa gigantesque Histoire de la Gaule. Élu professeur au Collège de France en 1905, titulaire de la chaire des Antiquités nationales, Camille Jullian a considérablement renouvelé l’histoire antique de la Gaule.

C'est lui qui, pratiquement, révéla scientifiquement à la France Vercingétorix, le héros national dans un ouvrage publié en 1901 qui eut un immense retentissement.

Un historien libéral, national et moral

Esprit littéraire, grand écrivain, Camille Jullian, fut cependant un historien libre d'esprit, honnête et rigoureux. Marqué comme toute sa génération par la défaite française de 1870, chargé de préparer le traité de Versailles en 1919, lui qui mourut l'année de l'avènement d'Hitler en Allemagne, se voulut toujours au service de la nation et de la patrie, d'aujourd'hui comme celle de jadis.

Marqué par le Protestantisme, il a toujours considéré que l'histoire était « morale », qu'elle était « l'obéissance de la vérité ». « Au service de l'histoire » toute sa vie, il publia sous ce titre son dernier travail, les leçons d'ouverture qu'il prononça au Collège de France de 1905 à 1930 ; comme le montre quelques lignes suivantes (presque son testament) de la leçon du 3 décembre 1924 sur la valeur de l'histoire : « L'histoire est un métier de vaillance et de dignité… L'histoire enseigne d'abord la reconnaissance… L'histoire, ensuite, enseigne la justice… L'histoire enseigne enfin la loyauté… L'histoire est un apprentissage de devoirs ».

Il est élu membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1908 et de l'Académie française en 1924.

Frappé d'une congestion cérébrale en 1930, il mourut trois ans plus tard, à l'âge de soixante quatorze ans.

L'Histoire de la Gaule

Avec ses huit volumes parus entre 1907 et 1921, dont les quatre premiers avant 1914, Camille Jullian a rédigé le premier véritable ouvrage complet sur la Gaule, qui fait encore référence dans bien des domaines.

Fondateur de la recherche historique sur la Gaule avec sa chaire au collège de France; il y eut trois successeurs : Albert Grenier (de 1935 à 1948), Paul-Marie Duval (de 1964 à 1982) qui se placèrent plus ou moins sous son patronage tout en donnant à leurs chaires des intitulés différents et enfin Christian Goudineau, qui, depuis 1984 a repris exactement le même intitulé, rendant un explicite hommage à Camille Jullian.

Autres oeuvres de Camille Jullian

Sur Bordeaux et la Gironde

  • Étude d’épigraphie bordelaise. Les Bordelais dans l’armée romaine. Notes concernant les inscriptions de Bordeaux extraites des papiers de M. de Lamontagne 1884
  • Les antiquités de Bordeaux (Revue archéologique) 1885
  • Inscriptions romaines de Bordeaux 1887-1890
  • Ausone et Bordeaux. Études sur les derniers temps de la Gaule romaine 1893
  • Histoire de Bordeaux depuis les origines jusqu’en 1895 1895

Travaux sur la Gaule

  • De protectoribus et domesticis augustorum 1883
  • Histoire des institutions politiques de l’ancienne France, de Fustel de Coulanges (édition posthume des œuvres) 1890
  • Gallia, tableau sommaire de la Gaule sous la domination romaine, Hachette, 1892
  • Fréjus romain 1886
  • Notes d’épigraphie 1886
  • Les transformations politiques de l’Italie sous les empereurs romains, 43 av. J.-C.-330 après J.-C. 1884
  • Extraits des historiens du XIXe siècle, publiés, annotés et précédés d’une introduction sur l’histoire de France 1897
  • Inscriptiones Galliae narbonensis Latinae (CIL XII), en collaboration 1899
  • Vercingétorix 1900
  • La politique romaine en Provence (218-59 avant notre ère)1901
  • Recherches sur la religion gauloise1903
  • Plaidoyer pour la préhistoire 1907
  • Les anciens dieux de l’Occident 1913
  • Les Paris des Romains. Les Arènes. Les Thermes 1924
  • Histoire de la Gaule, réed Hachette, Coll. Références, 1993, 1270 pages, (ISBN 978-2010212178)
  • Au seuil de notre histoire. Leçons faites au Collège de France, 1905-1930, 3 vol. 1930-1931

Les oeuvres du patriote

  • 1915 Le Rhin gaulois : le Rhin français
  • 1918 Pas de paix avec Hohenzollern. À un ami du front
  • 1919 La guerre pour la patrie
  • 1920 Aimons la France, conférences : 1914-1919
  • 1922 De la Gaule à la France. Nos origines historiques

Hommages à Camille Jullian

De nombreuses rues, collège et lycées portent son nom:

  • Créé en 1883, le Lycée de jeunes filles de Bordeaux dit Lycée Barada, puis Mondenard où l'historien avait donné quelques cours dans les classes préparatoires à l'École normale supérieure de Sèvres, fut baptisé en 1955, Lycée Camille Jullian.
  • En 1938, la ville de BORDEAUX éleva à Camille JULLIAN, sur la place qui porte son nom, un petit monument fait de vestiges gallo-romains.
  • Le Centre Camille Jullian, composante de la Maison méditerranéenne des Sciences de l'Homme (MMSH), est un Laboratoire du C.N.R.S. et de l’Université de Provence, à Aix-en-Provence. Nommé ainsi depuis 1994, les activités du Centre Camille Jullian sont axées sur l’archéologie et l’histoire du Sud-Est de la France et de l’Occident méditerranéen.